Fondation suisse — Genève, depuis 1985
Financer autrement le développement
Des ressources à l'autonomie.
RAFAD conçoit, expérimente et transmet des mécanismes qui permettent aux organisations et aux communautés de mobiliser des ressources, d'accéder au crédit et de conduire elles-mêmes leur développement.
Le développement ne manque pas seulement d'argent. Il manque de mécanismes.
Des organisations paysannes, des ONG, des coopératives et des entreprises sociales produisent de la valeur, emploient, transforment et vendent. Elles restent pourtant tenues à l'écart du crédit de leur propre pays, faute de garantie, de comptabilité lisible ou d'interlocuteur bancaire.
La réponse habituelle consiste à envoyer de l'argent du Nord. Elle finance une dépense et laisse l'organisation au même point une fois le projet terminé. RAFAD a fait un autre choix.
Notre doctrine
Ne pas remplacer la banque locale : la rendre utilisable
Le capital de la Fondation, placé en Suisse, ne part pas en transfert. Il sert de garantie à un crédit accordé par une banque du pays, en monnaie locale, avec un partage du risque négocié.
Le capital de la Fondation garantit
Placé à Genève, il n'est pas décaissé. Il est engagé comme garantie auprès d'une banque du pays du partenaire, pour une opération précise et une durée déterminée.
La banque locale prête
Elle accorde le crédit en monnaie locale, à un client qu'elle instruit et suit elle-même. Le risque est partagé avec la Fondation, à hauteur négociée.
L'organisation rembourse et reste cliente
Elle finance son activité, rembourse selon ses recettes et construit un historique bancaire qui lui survit. La garantie se libère et sert à nouveau.
Ce que cela change. L'épargne locale travaille, le risque de change est porté là où il peut l'être, et l'organisation ne sort pas de l'opération avec une dépense consommée mais avec une relation bancaire établie.
Voir comment fonctionne la garantie, et les six autres familles d'outils
Quatre décennies
Une expérience qui continue
De la création de la Fondation en 1985 à l'ouverture d'une nouvelle phase en 2026, une même question : comment réduire la dépendance à l'aide en construisant des capacités financières durables ?
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1985
Création de la Fondation RAFAD à Genève
Recherches et Applications de Financements Alternatifs au Développement. La Fondation naît autour du réseau IRED et d'un noyau d'organisations paysannes d'Afrique francophone cherchant l'accès au crédit.
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Fin des années 1980
La garantie bancaire internationale
Plutôt que de prêter en francs suisses, RAFAD garantit auprès d'une banque locale le crédit demandé par un partenaire, en monnaie locale, avec partage du risque. L'outil sera observé et repris ailleurs.
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Années 1990
Des manuels de gestion diffusés dans plusieurs continents
Gestion, budget, trésorerie, justification des fonds, constitution de réserves : les outils d'autonomie financière sont formalisés, publiés et traduits.
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1996
Création du Fonds international de garantie (FIG)
Une société coopérative distincte prend en charge la gestion des garanties, avec des partenaires d'Afrique et d'Amérique latine devenus sociétaires. RAFAD conserve la recherche, l'appui et la capitalisation.
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1995 — 2005
Séminaires régionaux et échanges entre partenaires
En Afrique et en Asie, des rencontres consacrées à l'autonomie financière nourrissent les méthodes et les manuels.
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Années 2000
Fonds de contrepartie issus de rachats de dettes
Des dettes rachetées par des bailleurs publics donnent lieu, en monnaie locale, à des fonds affectés aux organisations de la société civile. RAFAD participe à la conception et à la gestion de plusieurs de ces dispositifs.
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2018
Le dispositif opérationnel de garantie évolue dans le cadre de Philea
L'activité de la Fondation est recentrée, sans interruption de son existence institutionnelle.
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Septembre 2026
Une nouvelle phase, décidée par le Conseil Exécutif
Paul Gabriel Foleu et Vincent Atangana entrent au Conseil Exécutif de la Fondation. Le partenariat avec DAA International est formalisé et la nouvelle phase s'ouvre, animée depuis l'Afrique.
Sept familles d'outils
Un système d'innovations, pas un instrument unique
La garantie bancaire est la plus connue des inventions de RAFAD. Elle n'est pas la seule : la Fondation a produit un ensemble d'outils reliés par une même finalité, renforcer l'autonomie des organisations.
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Garantie bancaire internationale
Utiliser le capital comme garantie pour ouvrir l'accès au crédit d'une banque du pays, en monnaie locale, avec partage du risque.
- 02
Outils de gestion et de pilotage
Manuels, budgets, trésorerie, contrôle interne, justification des fonds : la professionnalisation comme condition de l'autonomie.
- 03
Fonds de réserves et de risques
Réserves institutionnelles, risques de crédit, de change, de personnel, d'équipement : ce qui permet à une organisation de tenir entre deux financements.
- 04
Financements souples et dotations
Négocier des subventions globales ou des dotations en capital, qui rendent à l'organisation la liberté de décider de ses priorités.
- 05
Ingénierie financière du développement
Fonds de contrepartie, rachats de dettes, capitalisation locale, création d'instruments adaptés à un contexte donné.
- 06
Apprentissage collectif
Séminaires régionaux, échanges entre partenaires, réseaux internationaux : les méthodes se construisent entre praticiens.
- 07
Capitalisation et diffusion
Transformer l'expérience en méthodes transmissibles : études, publications, manuels, transposition d'un pays à l'autre.
Notre méthode
Des ressources aux capacités, des capacités à l'autonomie
Un financement isolé produit une dépense. C'est l'enchaînement qui produit de l'autonomie : chaque étape prépare la suivante et rend la précédente réutilisable par d'autres.
- Mobiliser
Quelles ressources existent déjà, localement, et lesquelles peuvent être mobilisées ?
- Renforcer
Comment transformer un financement en capacité d'organisation durable ?
- Connecter
Comment faire circuler capitaux, compétences, informations et partenaires ?
- Expérimenter
Quel mécanisme financier ou institutionnel répond réellement au problème posé ?
- Capitaliser
Qu'avons-nous appris, y compris de ce qui a échoué, et comment le documenter ?
- Diffuser
Comment transmettre l'outil et la méthode à d'autres organisations ?
- Autonomiser
L'organisation décide-t-elle davantage, investit-elle et mobilise-t-elle ses propres ressources ?
- Réinventer
Ce que l'expérience enseigne devient la matière de l'instrument suivant. Le cycle recommence.
L'héritage
Fernand Vincent, architecte d'une méthode
Cofondateur de RAFAD, Fernand Vincent a consacré sa vie professionnelle à une question : comment une organisation du Sud peut-elle cesser de dépendre de l'aide pour exister ? Formation des cadres, mise en réseau, accès au crédit, capitalisation, ingénierie financière — il a cherché la réponse en construisant des institutions et en publiant les outils qui les font fonctionner.
Ses manuels de gestion et ses deux volumes consacrés au financement des associations et ONG du Sud ont circulé bien au-delà du réseau de la Fondation.
Fernand Vincent, Histoire de RAFAD/FIG, 12 juillet 2026. Témoignage du cofondateur, source primaire du travail documentaire en cours.
2026
Une génération a expérimenté. La suivante capitalise, transmet et réinvente.
En septembre 2026, le Conseil Exécutif de la Fondation a intégré Paul Gabriel Foleu et Vincent Atangana. Cette décision formalise le partenariat avec DAA International et ouvre une nouvelle phase, animée depuis l'Afrique.
Il ne s'agit ni d'une reprise, ni d'une refondation. RAFAD reste la Fondation, avec son identité, son histoire et son patrimoine. DAA International est le partenaire engagé dans la capitalisation, l'animation et la mobilisation des ressources de cette nouvelle phase.
Ce que nous ouvrons d'abord
Trois chantiers sont engagés dès à présent : la capitalisation du patrimoine méthodologique de la Fondation, la reconstitution documentée de quarante ans d'expériences, et la préparation des premiers démonstrateurs conduits avec des organisations africaines.
Appel à contribution
Vous avez croisé RAFAD entre 1985 et aujourd'hui ?
Une partie de cette histoire n'existe que dans des cartons, des disques durs et des mémoires. Anciens collaborateurs, partenaires, banquiers, organisations appuyées, chercheurs : un document, une photographie, un souvenir précis ou une correction factuelle nous sont utiles.
